
Dans notre précédent article (3/12), nous avons réglé la question administrative. Vous existez légalement, vous avez un numéro de Siret. Vous êtes prêt à facturer. Mais facturer combien ?
Si j’ai décidé d’intégrer cet article, c’est pour une bonne raison. Combien de fois me suis-je retrouvé dans un atelier à voir des prix incohérents, fixés sans aucune logique ? Des prix trop bas, des prix trop hauts, fixés à l’aveugle car… Il faut bien un prix ! Bien sûr cela dépend aussi du niveau de carrière de l’artiste. Un artiste entouré par des professionnels à l’action cohérente aura bien sûr une stratégie tarifaire bien plus cohérente. La cohérence de la stratégie tarifaire est justement au centre de cet article. Mais comment la fixer ? Nous allons justement y venir.
Vous voilà face à votre œuvre terminée. Vous l’avez portée, travaillée, polie. Et maintenant, une question angoissante surgit, celle qui paralyse 90 % des créateurs : « Combien ça vaut ? ».
C’est sans doute la question la plus douloureuse pour un artiste visuel. C’est le moment où le rationnel doit prendre le pas sur l’émotionnel, où la valeur symbolique doit se traduire en valeur monétaire. Et souvent, c’est le blocage complet.
Pourquoi est-ce si difficile ? Pourquoi un plombier sait-il facturer son heure et un peintre hésite-t-il à demander 500 € pour une toile qui lui a pris un mois ? 500 €… Un mois… Les factures seront dures à payer.
Dans cet article, nous allons d’abord soigner le mal à la racine. Nous allons comprendre pourquoi vous avez du mal à fixer vos prix (spoiler : ce n’est pas de votre faute, c’est historique). Nous analyserons les conséquences désastreuses d’un mauvais positionnement tarifaire.
Puis, nous passerons à la solution. Nous avons décortiqué les mécanismes financiers qui régissent le marché de l’art professionnel en nous appuyant sur la méthodologie intégrée dans notre Calculateur de prix, un outil algorithmique développé pour nos kits de gestion, bientôt en vente sur notre site et dont le but n’est pas de calculer le prix selon une méthode obscur, mais bel et bien de vous proposer plusieurs méthodes et de choisir vos prix pour une stratégie tarifaire sur le temps long. Nous avions à coeur de résoudre l’un de vos principaux points de douleurs.
Oubliez l’intuition. Voici comment construire votre prix avec la froideur d’un directeur financier et la vision d’un stratège.
Partie I : anatomie du blocage (pourquoi vous n’osez pas)
Avant de sortir la calculatrice, il faut comprendre les forces invisibles qui retiennent votre main au moment d’écrire l’étiquette. Ce malaise est le fruit d’un héritage complexe mêlant histoire, psychologie et sociologie.
1.1 Le poids de l’histoire : du sacré au marché
Historiquement, l’art a longtemps appartenu au domaine du sacré ou du don. Au Moyen Âge, l’artisan était payé pour sa technique et ses matériaux. À la Renaissance, l’artiste est devenu un génie, touché par la grâce divine. Comment donner un prix à la grâce ? Comment facturer l’âme ?
Au XIXe siècle, le mythe de la « Bohème » a fini d’enfoncer le clou : l’argent serait sale, bourgeois, contraire à la pureté de la création. Cet héritage romantique (voir notre article 1) a créé une dissonance cognitive majeure. L’artiste d’aujourd’hui est écartelé entre deux injonctions contradictoires : « tu dois vivre de ton art » (injonction économique) et « tu ne dois pas faire de l’art pour l’argent » (injonction morale).
Fixer un prix, c’est profaner l’œuvre. C’est la faire descendre de son piédestal pour la mettre sur un marché. Ce sentiment de transgression est la première cause du malaise.
1.2 Le défaut de formation : l’aveuglement académique
C’est un scandale pédagogique. La grande majorité des écoles d’art, des Beaux-Arts aux formations privées, forment des créateurs exceptionnels mais des vendeurs handicapés. On y apprend la perspective, la sémiologie, l’histoire de l’art, mais jamais le « pricing ».
On laisse les étudiants sortir dans la nature avec l’idée magique que « si c’est beau, ça se vendra ». Or, le prix est une technique qui s’apprend, comme le mélange des couleurs. L’absence de repères techniques oblige l’artiste à naviguer à vue, en se basant sur des rumeurs (« il paraît qu’il faut multiplier le prix de la toile par trois ») ou en copiant le voisin sans savoir si le voisin vend réellement.
1.3 La psychologie : l’équation « prix = valeur humaine »
C’est le piège le plus intime. Pour beaucoup d’artistes, fixer un prix revient à s’évaluer soi-même. C’est très complexe et pour le faire objectivement, il faut pouvoir se positionner, ce qui veut dire avoir des compétences en matière de marché de l’art, benchmark. Il faut être réaliste… Ce qui est parfois complexe quand on a le nez dans le guidon. Inventer un prix pour un avoir un est donc extrêmement risqué.
- Si je mets un prix bas, je dis au monde « je ne vaux pas grand-chose ».
- Si je mets un prix haut, je risque le rejet, et donc la confirmation que « je ne suis pas légitime ».
- Si je me rends compte des deux points précédents et que je modifie souvent mes prix, les acheteurs voient mon instabilité.
Ce syndrome de l’imposteur transforme la fixation du prix en un tribunal intérieur. L’artiste ne vend pas un produit, il vend une part de lui-même. Le refus d’achat est alors vécu comme un rejet de sa personne, ce qui rend l’exercice terrifiant.
Et chose à savoir : sur le marché de l’art officiel (je dis bien officiel car beaucoup d’artistes ne sont que sur le marché de l’art officieux, de la décoration et ne le savent pas), la moyenne d’évolution d’un prix d’œuvre est de
1- 8,5% par an dans le monde (Indice Sotheby’s Mei Moses, basé sur 80 000 ventes répétées aux enchères, 1950 à 2021).
2 – 2,3 % en France (selon l’indice MM Europe Art Price Index, qui couvre la France).
Il faut cependant faire extrêmement attention à ces statistiques. Les chiffre de 8,5 % et 2,3 % sont des moyennes lissées sur des milliers de transactions réussies. Dans la réalité, la performance individuelle est extrêmement disparate. Et encore une fois, cela ne concerne que les artistes cotés sur le marché de l’art. Ces chiffrent n’incluent donc pas une analyse de l’évolution des prix des artistes qui ne vendent qu’au gré à gré. Retenez surtout que ces statistiques ne s’appliquent pas à la majorité d’entre vous qui, souvent sans le savoir, évoluez sur le marché « officieux » du gré à gré (ventes directes, galeries) et non sur le marché officiel des enchères (maisons de ventes et galeries utilisant les enchères), seul retenu par les analystes.
Partie II : Les conséquences fatales d’un mauvais prix
Fixer un prix « au doigt mouillé » n’est pas seulement angoissant, c’est dangereux. Un mauvais pricing peut tuer une carrière dans l’œuf, bien plus sûrement qu’une mauvaise critique.
2.1 Le danger du prix trop bas (le syndrome de l’amateur)
Par peur de ne pas vendre, ou par modestie mal placée, beaucoup débutent avec des prix planchers. « Je vais mettre 400 €, comme ça c’est sûr que ça partira ». C’est une erreur de calcul et de signal.
- Le signal envoyé : en art, le prix fait partie de l’œuvre. Un prix trop bas crie « amateurisme », « décoration », « manque de confiance ». Le collectionneur sérieux n’achète pas ce qui n’a pas de valeur, car il peut chercher aussi une validation sociale ou patrimoniale.
- L’épuisement économique : si vous vendez à peine au-dessus du coût matériel, vous ne financez pas votre temps, ni votre loyer, ni votre futur. Vous travaillez à perte. À terme, vous devrez prendre un job alimentaire pour « payer » votre droit à créer. C’est la route directe vers le burnout artistique. Et ça arrive très souvent. Cela veut aussi dire que vous ne vous respectez pas. Et la personne en face, le professionnel, le sait.
2.2 Le danger du prix trop haut (le syndrome de la tour d’ivoire)
À l’inverse, certains, grisés par l’ego ou mal conseillés, fixent d’emblée des prix de galerie parisienne alors qu’ils n’ont ni CV ni réseau.
- Le stock mort : les œuvres ne sortent pas de l’atelier. Elles s’accumulent. L’énergie ne circule pas.
- La décrédibilisation : le marché de l’art est petit. Si vous affichez 5000 € pour un premier format moyen sans justification, vous passez pour arrogant ou déconnecté. Les professionnels (galeristes, curateurs) ne vous prendront pas au sérieux.
- La spirale de la baisse : ne vendant pas, vous finirez par brader en secret. Et si un acheteur apprend que vous avez vendu 500 € ce qui est affiché 2000 €, votre cote est morte. La confiance est rompue.
2.3 L’incohérence : le tueur silencieux
C’est sans doute le pire des scénarios. Vendre 300 € à la tante Jeanne, 1200 € sur le site web, et 800 € sur un marché de créateurs. L’acheteur a besoin de repères. Si vos prix sont aléatoires, il n’a aucune garantie sur la valeur de ce qu’il achète. Il s’abstient. L’incohérence tarifaire est le signe extérieur de non-professionnalisme le plus flagrant.
Nous maintenant passer en revue les différentes méthodes de calcul de prix, selon que vous soyez peintre, sculpteur, photographe.
Partie III : La méthode rationnelle, le prix plancher
Maintenant que nous avons compris les pièges, passons à la méthode. Pour sortir de l’émotion, il faut revenir aux mathématiques. C’est là que notre méthodologie « Doctor Pulse », intégrée dans le calculateur, intervient.
Quelle que soit votre pratique, la première étape est de définir votre prix plancher (estimation par coût de revient). C’est votre ligne rouge. En dessous, vous mettez la clé sous la porte. Ceci est dit MAIS il faut aborder une limite fondamentale dès le départ afin de dissiper tout malentendu : cette méthode ne permettra jamais de prendre en compte le coût de l’expérience et le coût de la beauté. C’est une méthode propre à l’artisanat. Mais a défaut de forcément utiliser ce prix, vous devez pas contre obligatoirement le connaître pour savoir si vous êtes rentable ou si vous vendez à perte. Question de survie économique.
Beaucoup d’artistes calculent leurs coûts en ne comptant que la toile et la peinture. C’est faux. Une méthode rigoureuse doit prendre en compte votre taux horaire expert.
3.1 Calculer le vrai coût de production
Dans notre modèle de Calculateur de prix (onglet Paramètres Avancés et Coût de revient), nous vous forçons à intégrer trois strates de coûts :
- Les coûts directs (matériels) :
- le support (châssis, papier, argile, bronze, etc. ).
- Les consommables invisibles (usure des pinceaux, solvants, électricité du four, gants, etc.).
- Les finitions (vernis, encadrement, système d’accroche, etc.).
- Les coûts indirects (structurels) :
- c’est la face cachée de l’iceberg. Loyer de l’atelier, assurance, site web, abonnement Adobe, frais bancaires, comptable, etc.. Ces frais doivent être comptés et répercutés sur chaque œuvre produite.
- Le temps de travail (la main d’œuvre) :
- c’est souvent là que le bât blesse. Vous ne devez pas seulement compter les heures le pinceau à la main. Vous devez inclure le temps de recherche, de préparation, de nettoyage, et surtout le temps administratif et commercial.
- Notre calculateur définit un « Taux Horaire Expert » qui inclut votre salaire net souhaité + vos charges sociales.
Le résultat est souvent un choc. Un artiste découvre souvent que pour se verser un SMIC, une toile qu’il pensait vendre 2000 € lui coûte en réalité, par exemple, 3500 € à produire. Ce « prix plancher » est votre seuil de survie. Mais attention… Pour vendre 3500 € au lieu de 2000 € il faut avoir la clientèle. Si vous ne pouvez augmenter votre prix faute de clientèle, vous devriez donc réfléchir au moyens d’avoir un prix plancher plus cohérent.
Partie IV : Les méthodes de marché par discipline (la triangulation)
Une fois le plancher connu, il faut confronter ce chiffre à la réalité du marché. Le marché se fiche de vos coûts ; il a ses propres codes. La triangulation des prix est utile pour trouver faire le bon choix de prix.
4.1 Pour les peintres : le système du « point »
C’est la langue officielle des galeries françaises. Si vous voulez être exposé, vous devez parler ce langage.
Le calculateur croise trois données :
- Estimation par points (valeur marché) : les toiles sont standardisées (formats figure, paysage, marine). Chaque format correspond à un nombre de points (ex: un 15F = 15 points). Votre cote se définit par la valeur du point. Si votre point est à 20 €, un 15F vaut 300 €. C’est l’indicateur de votre notoriété. A savoir, il arrive assez souvent que l’estimation par point soit en dessous du prix plancher.
- Estimation par coût de revient (prix plancher) : votre garde-fou.
- Estimation par surface (cohérence) : pour les formats hors normes (carrés, panoramiques) qui sortent du système de points, nous utilisons un ratio au cm². Cela évite les aberrations où une petite toile coûterait plus cher au cm² qu’une grande sans justification.
Le conseil Doctor Pulse : si vous débutez, une valeur de point entre 15 € et 25 € est souvent un bon point de départ pour tester le marché sans se brader. A l’inverse, la valeur au point d’un artiste signature peut largement dépasser la centaine d’euros.
4.2 Pour les sculpteurs : la maîtrise du volume
La sculpture obéit à des contraintes physiques et financières beaucoup plus lourdes (poids, matériaux nobles, fonderie). Ici, la triangulation est différente :
- Estimation par coût de revient (prix plancher) : c’est la donnée critique. Une fonte en bronze ou un bloc de marbre coûtent cher avant même que vous n’y touchiez. Le risque financier est élevé. Le prix doit impérativement absorber ces coûts externes.
- Estimation marché (par coefficient) : cette méthode utilise un « coefficient d’artiste » multiplicateur appliqué au coût ou à une valeur de base. Elle permet de valoriser la signature et l’étape de carrière (émergent vs établi).
- Estimation « cohérence » (par dimensions) : souvent calculée sur la base de (Longueur + Largeur + Hauteur) multipliée par un indice. Cette méthode lisse les prix pour éviter qu’une œuvre complexe mais petite soit invendable face à une œuvre simple mais monumentale. Elle assure l’harmonie du catalogue.
4.3 Pour les photographes : la stratégie de la rareté
La photographie est un art reproductible. La logique de « pièce unique » disparaît au profit de la logique d’édition. Le prix ne dépend pas de la difficulté de la prise de vue, mais de la rareté.
Les trois angles du calculateur :
- Estimation par coût de revient : elle inclut le tirage, le contrecollage (Dibond), l’encadrement, mais aussi l’amortissement du matériel photo coûteux et le temps de post-production.
- Estimation prix de marché (positionnement) : combien vaut un tirage de ce format pour un photographe de votre renommée ?
- Estimation prix stratégique (tarification échelonnée) : c’est le levier le plus puissant. En photographie d’art, le prix d’une œuvre n’est pas fixe. Il augmente à mesure que l’édition s’épuise. Le tirage n°1/10 sera vendu au prix d’appel. Le n°10/10 sera vendu beaucoup plus cher (parfois le double ou le triple). Notre outil simule cette montée en puissance pour garantir que la moyenne de l’édition soit rentable.
Partie V : diagnostiquer et décider
Avoir des chiffres ne suffit pas. Il faut les interpréter. C’est d’ailleurs le rôle du « Tableau de bord de décisions » présent dans notre calculateur.
5.1 Quel est votre profil réel ?
Le prix dépend de votre stade de maturité. Le calculateur ajuste les fourchettes selon trois profils :
- Le passionné ambitieux : vous démarrez. Votre objectif est de faire circuler les œuvres, de créer une base de collectionneurs. Votre prix final sera souvent proche du « Prix Plancher » + une petite marge. La priorité est la visibilité, pas le profit maximal.
- Le professionnel en croissance : vous vendez régulièrement, vous avez peut-être une galerie. Vous devez sécuriser vos marges. Votre prix doit impérativement couvrir votre « Taux Horaire Expert » et commencer à s’aligner sur la « Valeur Marché ».
- L’artiste signature : votre nom est reconnu. Le prix se décorrèle du temps de travail. La « prime de signature » prend le dessus. Vous gérez la rareté et le prestige.
5.2 La boussole de décision
Au final, vous vous retrouvez avec une fourchette. Comment trancher ?
- Si votre prix marché est inférieur à votre prix plancher : danger immédiat. Votre modèle économique n’est pas viable. Soit vous êtes trop lent, soit vos charges sont trop lourdes, soit vous utilisez des matériaux trop chers pour votre niveau de notoriété actuelle. Il faut corriger la production avant de vendre.
- Si votre prix marché est supérieur à votre prix plancher : c’est le scénario idéal. La différence est votre marge bénéficiaire réelle. C’est cet argent qui vous permettra d’investir dans votre carrière (nouveau site, dossier de presse, stock, exposition).
Le point de vigilance « Galerie » : n’oubliez jamais d’intégrer la commission galerie, agent dans votre réflexion, même si vous vendez en direct. Votre prix plancher doit être calculé de manière à ce que, même en cédant 50 % à une galerie, vous ne soyez pas en danger de mort financière. Si vous vendez moins cher en atelier qu’en galerie, vous sciez la branche sur laquelle vous êtes assis : aucune galerie ne voudra vous défendre.
Le prix est un contrat de confiance
Fixer ses prix n’est pas un acte de cupidité. C’est un acte de responsabilité et de respect. C’est dire à votre acheteur : « Je respecte mon travail (je ne le brade pas), je respecte le marché (je suis cohérent), et je respecte votre investissement (ce que vous achetez a une valeur réelle) ».
Un prix justifié par cette triple méthode (coût / marché / cohérence) devient inattaquable. Il transforme la discussion commerciale, souvent vécue comme une épreuve, en une démonstration de professionnalisme qui rassure l’acheteur.
Avec ces méthodes vous atteignez enfin la cohérence pour l’ensemble de vos oeuvres, votre stature est plus professionnelle, vos acheteurs sont confiants. Notre calculateur, surement l’un des plus complets du marché, fera tout ça pour vous, vous n’aurez qu’à rentrer des chiffres, les calculs se feront automatiquement tout en ayant connaissance des méthodes que vous utilisez.
Maintenant que votre structure est posée (statut) et que votre offre est chiffrée (pricing), il reste une étape cruciale : comment présenter tout cela au monde ? Comment montrer son travail pour qu’il suscite le désir avant même de parler prix ?
C’est le sujet de notre prochain article : « Le portfolio et le dossier artistique : construire des outils de présentation qui convertissent l’intérêt en opportunité. »
Nota bene : La méthodologie complète, incluant le calculateur automatique de taux horaire, le diagnostiqueur de cohérence tarifaire, les barèmes de points et les grilles de tarification échelonnée, sera disponible dans notre calculateur lui même inclu dans certains de nos kits de professionnalisation « Doctor Pulse », conçus pour vous faire gagner des années d’expérience en quelques clics.
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